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Le spiritisme

Le spiritisme, de la France au Brésil

  • Le 24/02/2020

Le saviez-vous ? La France fut le berceau historique du spiritisme ! Puis c'est le Brésil qui prit la relève... Voici toute l'histoire !

Vous avez probablement déjà essayé, adolescent, de convoquer les esprits, lors d’une séance de spiritisme. Une expérience originale, qui vous a laissé beaucoup de souvenirs, que celle-ci ait été couronnée de succès, ou non !
Le spirite est ce medium pur qui a ce précieux don : la faculté de communiquer avec les esprits de l’au-delà. 
Aujourd’hui le spiritisme semble une pratique quelque peu confidentielle… Pourtant autrefois, cette pratique rassemblait des centaines de milliers d’adhérents ! Au point d’être considérée comme une sorte de nouvelle religion…
Voici le récit de ces heures de gloire du spiritisme, du XIXème siècle à nos jours. 

L’acte de naissance : la France

Le saviez-vous ? La France fut le berceau historique du spiritisme ! 
Ou plus précisément, Lyon… En effet, le père du spiritisme fut incontestablement Allan Kardec, un instituteur lyonnais du XIXème siècle. Il ne s’agit en réalité que d’un pseudonyme. De son vrai nom Léon Rivail, il s’intéresse aux phénomènes des « tables tournantes », alors en vogue dans les salons parisiens. 
Il prend pour habitude de se rendre à des séances organisées par une famille dont les filles revendiquent être mediums. Il note ses observations, et à partir de ce matériau, rédige un ouvrage :  le Livre des Esprits, publié en 1857.
Le succès est fulgurant : Kardec fonde une revue, dont l’un des rédacteurs n’est autre que… Victor Hugo, et rencontre l’empereur Napoléon III en personne ! Paris devient la capitale mondiale du spiritisme. Même si Lyon n’est pas en reste, et revendique plus de trente mille spirites. 
Kardec continue à écrire, et ses cinq ouvrages constituent la doctrine autour de laquelle s’articule le Congrès Spirite International, qui verra le jour bien plus tard, en 1922. 
Après la mort de Kardec, certains de ses successeurs prennent le relais. A la fin du XIXème siècle, la France compte un demi-million de spirites. Un chiffre impressionnant, qui correspondant donc à l’apogée du mouvement dans sa terre natale.


Le Brésil, nouvelle terre d’élection

Mais les choses ne tardent pas à se gâter…
Tout d’abord, en 1917, le pape interdit aux catholiques de participer à des séances de spiritisme. Ensuite, des schismes commencent à apparaître entre différentes écoles, et certains se tournent vers une discipline voisine, mais bien distincte : la parapsychologie. Deux nouvelles disciplines consacrées à l’exploration de l’inconscient émergent : la psychanalyse et la psychiatrie. 
En Europe, cette pratique décline donc rapidement. Mais elle gagne d’autres pays, et en particulier le Brésil. Cet essor est dû à plusieurs initiatives individuelles, menés par des profils très divers : le député Bezerra de Menezes, des médecins, plusieurs mediums purs qui parcourent les campagnes…
Le spiritisme jouit d’un tel succès dans ce pays qu’il gagne le statut de troisième religion du pays ! Un véritable mouvement de masse, qui rassemble plus de 20 millions de participants.  
C’est un mouvement très organisé : on trouve même une association de militaires spirites !

Un mouvement progressiste 

Notons pour finir la dimension véritablement progressiste de mouvement spirite. Tout au long de son histoire, ses principaux membres ont milité pour les combats les plus en pointe : le féminisme, la défense des minorités, l’abolition de la peine de mort et de l’esclavage. 
De nombreux spirites ont ouvert des écoles, des hôpitaux, des bibliothèques…
Au point que certains ont vu dans ce mouvement une sorte de « socialisme chrétien ». 
Voilà qui ne manque pas de surprendre, dans un pays comme le nôtre où l’on a coutume d’opposer les Lumières à l’irrationalisme...


Souvenez-vous donc, la prochaine fois que vous faites une séance de spiritisme avec vos amis, de tout cela ! 

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