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Déjà-vu : description, causes et explications

Publié le Divination

Sensation étrange et indéfinissable, le déjà-vu se produit lorsqu’une personne a l’impression de vivre un moment présent et inédit comme s’il l’avait déjà vécu auparavant. Quelles sont les causes et explications de ce phénomène ? Qu’implique-t-il du point de vue de notre rapport à la mémoire et à l’avenir ? Cet article fait le point sur le sujet.

À noter : La formule « déjà vu » est un néologisme forgé par le médium Emile Boirac. Depuis son apparition à la fin du 19ème siècle, il a eu une très heureuse fortune : il est aujourd’hui employé partout dans le monde, supplantant les expressions anglaises et espagnoles dans leur propre pays.

Description du phénomène de déjà-vu

Vous pensez avoir ressenti cette curieuse impression de déjà-vu mais vous n’en êtes pas sûr ? Ces trois critères devraient vous aider à confirmer votre sensation.

  1. Le déjà-vu se caractérise par une très forte impression de familiarité face à une situation en train de se dérouler pour la toute première fois, à laquelle se mêle un léger doute. À vrai-dire, celle-ci est tellement prégnante que, lorsqu’une telle scène se produit devant la personne qui ressent le déjà-vu, cette dernière a la quasi-certitude de l’avoir déjà vécue. D’ailleurs, c’est cette « quasi-certitude » qui cause le trouble ressenti au moment où l’on fait cette expérience. C’est même sa première caractéristique.
    Suffisamment forte pour être troublante, mais juste assez faible pour que vous puissiez douter de vous, c’est de cette façon que le déjà-vu s’empare d’une scène de la vie courante en apparence banale pour jeter un trouble durable sur votre perception de cet événement.
  2. Deuxième critère pour identifier le déjà-vu, l’impression d’une dilatation de la temporalité, comme si tout à coup l’instant se figeait ou, tout du moins, comme si le temps s’écoulait plus lentement. Cette impression est bien sûr totalement subjective, et surgit simplement parce que vous sortez de votre vie quotidienne et passez du mode pilotage automatique à celui d’une attention accrue. L’instant présent vous paraît alors durer plus longtemps, les secondes durer des minutes : vous vous perdez dans la contemplation de cette scène.
  3. Enfin, troisième et dernière critère : l’acuité de la perception de la scène, et sa persistance dans votre mémoire après qu’elle a eu lieu. Les détails, les faits, gestes et mots prononcés ont un relief singulier : tout se détache de la toile de fond du quotidien avec une précision et une netteté soudainement accrue et qui dure tout le temps que la sensation de déjà-vu vous habite. Ceci se produit parce que votre attention est captée, soudainement tirée des affaires quotidiennes, et parce que l’étonnement que vous ressentez alors fait de vous un observateur attentif.

Ajoutez à cela l’étrangeté ressentie au moment où il se produit, la brièveté de sa durée dans le temps (deux à trois minutes tout au plus, à distinguer de l’impression de sa durée qui peut sembler beaucoup plus longue) et vous aurez toutes les caractéristiques pour reconnaître avec certitude le déjà-vu si vous croisez son chemin.

Plus des deux-tiers de la population aurait déjà fait l’expérience d’une situation de déjà-vu. Ce n’est donc pas une expérience rare ou isolée et si vous vous êtes récemment trouvé dans cette situation, celle-ci n’a rien d’exceptionnelle. Le déjà-vu est ainsi généralement considéré comme une expérience normale et relativement courante, bien que rarement intense ou durable.

Et si au final le futur pouvait être accessible ? Si vous aviez déjà vu cet événement se produire avant qu’il n’ait lieu ?

Les causes probables du déjà-vu

La science peine à expliquer le phénomène du déjà-vu, et hasarde plusieurs hypothèses mais aucune qui puisse l’expliquer de manière satisfaisante. Ce phénomène reste donc à l’heure actuelle inexpliqué. En dehors des personnes épileptiques y seraient plus sujettes que les autres, en dehors de l’utilisation de drogues susceptibles d’altérer la perception de la réalité, le déjà-vu est un objet d’étude sérieux pour la neurologie moderne.

La théorie scientifique qui a cours actuellement donne l’explication suivante. Chez un sujet sain, se produirait un conflit entre les zones du cerveau chargées d’enregistrer une situation vécue en direct et celles déjà mémorisées. L’hippocampe, dont le rôle dans notre cerveau est de mémoriser le présent et de constituer les souvenirs pour aller les chercher ultérieurement, serait en cause : il se « tromperait » au moment de la mémorisation d’une scène inédite, et irait solliciter les souvenirs et la leur présenter, cofondant réminiscence et nouveauté. Du point de vue de la science, c’est à ce jour la cause la plus probable.

La parapsychologie avance quant à elle d’autres explications : parmi les plus plausibles, il faut selon elle chercher du côté du rêve prémonitoire : comme la plupart des rêves sont oubliés au moment du réveil, celui qui a fait un rêve prémonitoire n’est pas en mesure de se souvenir exactement des événements qu’il a déjà, d’une certaine manière, vécus en rêve ou du moins entrevus pendant son sommeil. Or, lorsque la scène qu’il a rêvée auparavant se produit devant lui, une réminiscence imparfaite a lieu : sûr d’avoir déjà vécu cette scène, mais ne se souvenant plus dans quelles circonstances (en l’occurrence celle du rêve prémonitoire), tous les ingrédients sont réunis pour susciter le déjà-vu. On l’a vu, ce flou est même la première des caractéristiques de la sensation de déjà-vu.

Mais le plus important ici est le lien entre cette sensation et l’éventualité d’une prédiction. Peut-on expliquer le phénomène par le télescopage du présent et d’une prédiction au moment de sa réalisation ? C’est ce que prétend la parapsychologie, qui fait de cette aptitude une faculté répandue.

En somme, le déjà-vu serait causé par une forme de prescience, oubliée du sujet psi lui-même, et qui ressurgissait à la faveur de deux circonstances : la réalisation de la prédiction d’une part, et le fait que le sujet psi doit être témoin de la scène pour que celle-ci

Le « déjà-vu » dans la fiction

Le phénomène de « déjà-vu » est à ce point troublant que la fiction s’en est emparée. Voici deux exemples particulièrement significatifs :

  • Dans le premier volet de la trilogie Matrix, le personnage principal, Thomas Anderson, a tout à coup la brève impression d’avoir déjà vécu une situation. Cette sensation est interprétée comme un « bug » dans la « Matrice » causé lorsque les « agents » interviennent dans la réalité virtuelle pour en extirper les intrus. Lorsqu’il se produit, cette phrase mémorable est prononcée :
    « Le déjà-vu est un accroc dans la Matrice. »
  • Dans le film Un jour sans fin, le personnage principal incarné par Bill Murray, un journaliste acariâtre et cynique censé couvrir une scène pour une chaîne météo, est confronté à une longue sensation de déjà-vu quand il se réveille avec l’impression de revivre la scène de la veille. C’est la première occurrence qui occasionne ce sentiment, car il comprend très vite qu’il a bien vécu cette scène.