Hexagon Voyance

Portrait de Patricia Darré, la médium la plus connue de France

Publié le Voyant(e)s célèbres

Patricia Darré est une journaliste française devenue médium depuis qu’une nuit de septembre 1995 un Esprit s’est adressé à elle. C’était il y a 27 ans, et depuis cet instant, cette faculté ne l’a plus jamais quitté : aujourd’hui encore, elle continue à communiquer avec les défunts, ce dont elle rend compte publiquement dans la presse ou dans les ouvrages qu’elle publie.

Dans ce portrait, écrit uniquement à partir d’informations de première main, toutes issues de ses propres témoignages, d’interviews qu’elle a accordé ou d’extraits de ses livres, nous nous intéresserons à son parcours en tant que médium.

Premier contact avec un Esprit

C’est en septembre 1995, alors qu’elle n’a que 38 ans, que Patricia Darré entend pour la première fois la voix d’un esprit s’adresser à elle distinctement. Cette nuit-là, elle obéit à son injonction et se met à écrire un message venu de l’au-delà. Pourtant, à cet instant, elle ne croit pas à ce qui lui arrive, car elle n’a jamais cru aux fantômes, à l’au-delà.

Affolée, elle fait alors sa première expérience d’écriture automatique, sans même comprendre ce qui lui arrive. L’Esprit ne lui dicte pas le texte, il s’empare de sa main et écrit lui-même sur le papier qu’elle fournit.

C’est l’Esprit qui, en 1995, lui a ordonné d’écrire un message, qui a dicté ses propres conditions : désormais, elle devra transmettre tous les messages que les Esprits lui communiqueront, sans initier elle-même la démarche de prise de contact, sans jamais en tirer un quelconque profit, et sans jamais manipuler qui que ce soit.

Elle consulte immédiatement un médecin psychiatre qui ne diagnostique aucune maladie mentale, mais est en fait le premier à lui suggérer la piste de la médiumnité. Pendant la séance, l’Esprit s’empare à nouveau de sa main et se met à écrire des informations sur le psychiatre lui-même, qui assiste à la scène, stupéfait.

Son rapport à la médiumnité

Avant de devenir médium, Patricia Darré ne croyait donc ni à la voyance, ni aux fantômes. C’est cette voix qui, au cours de cette fameuse nuit de septembre, l’a conduit à réviser son jugement. Mais elle demeure rationnelle dans son rapport à la médiumnité.

Patricia Darré, une médium rationnelle

Selon ses propres mots, Patricia Darré « n’aime pas les gens perchés », expression qu’elle utilise pour qualifier les personnes qui, lorsqu’elles parlent de leur relation avec l’au-delà, utilisent un vocabulaire ésotérique et tout un univers mystique dans lequel elle ne se reconnaît pas. Elle parle avec les défunts, mais reste très terre-à-terre lorsqu’elle évoque cette aptitude. Elle n’est pas une illuminée.

Et quand on l’appelle à l’aide, elle commence par douter. Ce doute, elle le cultive. Elle vient vérifier par elle-même qu’il y a bien un esprit. Car il y a des personnes qui meublent leur vie à l’aide d’un fantôme, et, qui en dépit de leur bonne foi, croient voir et entendre ce qu’ils souhaitent voir et entendre, tout simplement pour rompre la solitude et la détresse. Mais si aucune cause rationnelle ne peut expliquer le sentiment de cette présence, si la chose s’avère bien avoir une source paranormale, alors elle intervient ensuite du mieux qu’elle peut pour aider l’Esprit à passer de « l’autre côté ».

Qui sont ces Esprits qui parlent dans sa tête ?

Les Esprits qui parlent à Patricia Darré, elle les a toujours ressentis, entendu, mais elle ne les a jamais vus. Pour elle, ce sont des êtres qui n’ont plus d’enveloppe corporelle et qu’elle perçoit sous la forme de silhouettes. Ceux qu’elle appelle des « Guides », ou bien ses « Patrons », n’ont tout simplement pas de visage.

D’après elle, ils viennent pour certains de l’au-delà, et pour d’autres tout simplement d’un « ailleurs » qu’elle ne parvient pas à expliquer autrement que par la notion d’univers multidimensionnel. Certains de ses guides viendraient d’une autre dimension.

Il y a aussi les défunts, ceux qu’elle voit parmi nous et qui ne font plus partie de notre monde terrestre mais continuent à le peupler.

Autre détail intéressant, elle ne croit pas à la notion de « don ». Elle ne pense pas avoir une faculté hors du commun. Les Guides qui lui parlent lui ont toujours dit que ce qui lui arrive était « prévu ».

Une pratique désintéressée

Patricia Darré ne vit pas de la médiumnité. Elle ne réalise pas de consultations payantes mais parle volontiers avec les personnes qui ont besoin d’elle. Tout cela gratuitement. Car elle respecte l’une des 4 injonctions reçues par l’Esprit qui s’est adressée à elle lors de la fameuse nuit : ne pas tirer de profit financier grâce à l’au-delà.

Quant aux revenus tirés des livres qu’elle vend sont intégralement reversés à des œuvres caritatives, ce qui l’a rapproche d’un autre grande figure du spiritisme, le médium brésilien Chico Xavier, de renommée mondiale. Lui aussi ne tirait aucun profit personnel des communications spirites, préférant reverser toutes les sommes à des œuvres.

Libérer les fantômes, les aider à passer de l’autre côté

Sa capacité à ressentir la présence des Esprits, à entrer en communication avec les âmes défuntes, Patricia Darré l’utilise pour aider ceux qu’elle nomme en toute simplicité des fantômes à se libérer de leur séjour terrestre et à regagner l’au-delà auxquels ils sont destinés.

Ainsi, en 2015, à la demande d’une famille qui se disait victime d’un « esprit frappeur », la médium est intervenue. Parvenue à localiser la source de cet esprit, un tabernacle du 18ème siècle chiné par la famille dans une brocante, elle a une vision : un prêtre assassiné pendant la Révolution française dans son église au cours d’une émeute. Il s’est accroché à ce tabernacle et son âme défunte, au lieu de rejoindre l’au-delà, s’est accrochée à cet objet de toutes ses forces psychiques. C’est l’âme de ce prêtre qu’elle doit libérer. Ce qu’elle parvient à faire en récitant des prières.

Cette histoire, et une multitude d’autres du même type, Patricia Darré la raconte dans son livre Il y a quelqu’un dans la maison. Elle est l’autrice de nombreux ouvrages dédiés aux Esprits, notamment L’Invisible et la science dans lequel elle aborde de manière rationnelle le paranormal son activité .

Nous finirons ce portrait par une belle phrase, extraite de son livre Un Souffle vers l’éternité, car elle résume toute sa démarche d’accompagnement au deuil, qui est à la fois le deuil de la vie pour les âmes, et le deuil des personnes disparues pour les vivants :

« Appeler les morts en permanence, cela revient à les retenir et à entretenir les vivants dans une démarche stérile. Il faut que les vivants continuent d’aimer les défunts en respectant leur liberté, qu’ils pensent à eux avec sérénité et en gardant le sourire, et qu’ils leur dédicacent les belles choses qu’ils vivent sans eux. »

Patricia Darré, Un Souffle vers l’éternité